Burn-out 2 – Moi 0
La seconde fois, j’avais 33 ans. Je revenais en poste après 3 ans d’interruption de carrière passés à l’étranger. J’étais partie à mon top niveau. Je revenais et j’avais toute à reconstruire et à prouver.
Le fonctionnement du service avait changé, j’avais de nouvelles collègues, de nouvelles règlementations, de nouvelles procédures à intégrer. J’avais envie que tout se passe au mieux.
Mais l’envie n’a pas suffi, j’ai vite perdu pied
La pression était forte : celle de mon employeur qui voyait en moi une valeur sûre, et pire encore, celle que je me mettais.Trois ans plus tôt, je maîtrisais ce job.
Et là, je ne me sentais plus à la hauteur
Plus je faisais d’efforts, plus ma concentration et ma mémoire lâchaient. J’étais devenue l’ombre de moi-même, j’assumais les apparences mais j’étais comme une coquille vide. L’équipe avait confiance en mes compétences, moi non. J’étais une marmite prête à exploser. Je rentrais chez moi, agressive, désagréable, invivable.
Je ne voulais plus voir personne
J’ai exprimé cet inconfort à mes proches, en vain !
Encore une fois, je ne comprenais pas pourquoi mon corps ne suivait pas, pourquoi cette situation revenait une fois encore !
Cette situation a perduré quelques mois, j’étais mal dans ma peau, dans ma vie, à nouveau en perte de repères. J’étais engouffrée dans un tunnel au bout duquel je ne voyais plus de lumière, plus d’espoir. Je n’en pouvais plus de cette situation. J’étais à bout.
Un matin, on m’a annoncé ma mutation ; j’ai implosé ! J’ai pleuré pendant des heures sans pouvoir m’arrêter devant tout le monde tellement je n’arrivais plus à gérer.
Qu’allaient penser les autres ?
Isolée de mes amis, surtout incomprise, psychologiquement à bout ; j’ai eu la force de rebondir. J’ai trouvé des thérapeutes (psychologue, coach…) qui ont pu m’orienter sur la voie de la guérison.
Cette période de Burn-out fut longue. Elle a mis en danger mon équilibre physique, psychique et familial, car l’enfer est pour soi, mais il l’est aussi pour les autres.
